Ce terme ne m'est pas inconnu, il me concerne, et j'en suis contrariée.
Le devenir de notre vie relève de nos engagements, les miens correspondent à ceux que beaucoup d'êtres humains connaissent, l'ignorance et l'abêtissement.
Nous pensons, pour la plupart, que si rien ne changeait ce serait somme toute, très confortable. Je pense pour ma part qu'il est plus facile de copier la majorité silencieuse, car ainsi il n'y a pas de vague.
La politique est pour beaucoup dans ce modèle, elle baille aux corneilles quand on assassine dans son dos, en son nom, et se réveille lorsque l'opinion lui demande des comptes, alors nous entendons des formules de déraison, qui de lassantes deviennent facilement lancinantes au point de noyer tous les poissons dans l'océan de nos désillusions.
La témérité ne paie pas d'audace, car toute tête sortant du bois courre le risque de se la faire couper sans appel, on ne touche pas au système.
Dans notre bonheur d'être français - douce France existe encore - nous serrons les dents pour ne pas nous laisser impressionner par les malheurs des autres.
Le monde va mal, soit, mais le notre ne va pas si mal! alors pourquoi entendre les gémissements de la terre... c'est affaire de politique!!!
Pourquoi se réveiller en sursaut la nuit ...ce n'est pas un car de CRS qui vient vous saisir, vous et vos enfants, pour vous faire connaître les affres des centres de détention avant voyage.
Pourquoi sommes nous nés à la bonne place et pourquoi nous méprisons ceux qui n'ont plus le courage de vivre dans des états voyous, eux, qui de bonne foi donne tout leur argent et ceux de leur famille à des professionnels de l'arnaque, pour tenter de vivre même pas dignement ailleurs.
Ma fatuité ...c'est de penser que le problème est trop grand, pour que j'y puisse moi petite abeille y changer quelque chose.
Ma fatuité... C'est de savoir que la terre est en bouleversement constant, et que nos misérables considérations sur la pollution ne changera pas l'évolution géographique implacable et nous laisserons des millions de gens pâtir d'une non prévention à ces catastrophes.
Ma fatuité ... c'est de comprendre pourquoi des anonymes viennent en aide à des clandestins... et c'est tout.
Ma fatuité...c'est d'admettre que la politique est un métier difficile, mais de tolérer que ceux qui la font puissent ne pas respecter ce bel idéal.
Une vie passée à constater...c'est une occasion de perdue.Il est bien entendu que ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces descriptions, ne sont pas concernés.